Swiss crypto company from Asia in 2026: SRO today, FINMA licence tomorrow

Créer une société crypto suisse depuis l’Asie en 2026 : l’OAR aujourd’hui, la licence FINMA demain

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Ce qu’un fondateur basé à Bangkok, Hong Kong ou Singapour doit vraiment prévoir : acheter ou créer, l’administrateur suisse, la banque, le coût, le piège fiscal et la licence qui arrive.

Chaque mois, je reçois le même appel. Un fondateur à Bangkok, Hong Kong, Singapour ou Hô Chi Minh-Ville a une activité crypto qui fonctionne. Des clients, du volume, un produit. Ce qui lui manque, c’est une juridiction que les banques européennes, les contreparties institutionnelles et les investisseurs sérieux prennent au sérieux. Alors il demande : « Est-ce que je peux simplement ouvrir une société suisse et obtenir une affiliation à un organisme d’autoréglementation (OAR) ? »

La réponse courte est oui. La réponse longue, c’est cet article. La Suisse reste l’un des meilleurs endroits au monde pour installer une activité crypto, mais ce n’est pas une boîte aux lettres, et 2026 est une année de transition. Ce qui fonctionne aujourd’hui ne fonctionnera pas forcément en 2028. Un fondateur qui ne planifie que pour aujourd’hui paiera deux fois.

La réponse courte

  • Oui, un fondateur qui vit en Asie peut détenir et diriger une société crypto suisse. Il n’y a aucune exigence de nationalité ou de domicile suisse pour les actionnaires. Il faut en revanche au moins une personne autorisée à signer pour la société qui réside en Suisse.
  • La plupart des activités crypto démarrent sous un OAR, l’organisme d’autoréglementation qui vous surveille en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Plateforme d’échange, courtage, OTC, wallets, garde ségrégée et staking peuvent fonctionner sous ce régime aujourd’hui.
  • Le vrai goulet d’étranglement, c’est le compte bancaire, pas l’OAR. Pour une société détenue par des Asiatiques, la banque examinera de plus près les propriétaires, l’origine de leur patrimoine et les pays des clients.
  • Trois voies : créer de zéro (environ 4–5 mois, à partir d’environ CHF 89 000 plus le capital social), acheter une société coquille propre et déposer la demande (environ 10–12 semaines, environ CHF 129 000 tout compris), ou acheter une société déjà admise auprès d’un OAR (2–3 semaines, prix sur demande).
  • Une nouvelle licence FINMA d’établissement pour cryptoactifs arrive pour la garde, le négoce pour le compte de clients et la tenue de marché. Pensez la structure dès maintenant pour ne pas devoir la reconstruire en 2027 ou 2028.

Pourquoi la Suisse, quand on est basé en Asie ?

Des fondateurs me demandent parfois pourquoi s’embêter. Singapour et Hong Kong sont à côté, Dubaï est agressif et l’Europe a MiCA. Question légitime. Voici ce que la Suisse apporte à une activité crypto asiatique que les autres n’offrent pas, ou pas dans la même combinaison :

  • La crédibilité auprès des banques et des contreparties. Une société suisse avec un historique propre auprès de son OAR ouvre des portes chez les fournisseurs de liquidité, les clients institutionnels et les banques privées qu’une entité offshore n’ouvrira jamais.
  • Un point d’entrée proportionné. Vous pouvez commencer à opérer sur la base d’une affiliation à un OAR, pour une fraction du coût et du temps d’une licence complète. Singapour et Hong Kong exigent que vous déteniez leur licence complète avant de servir des clients, et la barre y est haute.
  • La sécurité juridique pour les cryptoactifs. Depuis la loi DLT, les cryptoactifs détenus pour des clients peuvent être distraits de la masse en faillite du dépositaire, à condition qu’ils soient détenus pour le client et lui soient attribués en tout temps.
  • L’accès à la banque privée. Pour des clients fortunés qui convertissent de gros montants crypto en monnaie fiat, Genève et Zurich ont des banques qui savent le faire. Peu d’endroits en Asie en ont.

Ce que la Suisse ne vous donne pas, c’est un passeport vers l’UE. La Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne, donc une société crypto suisse n’a pas de passeport MiCA. Si votre plan vise des clients de détail dans toute l’Europe, il vous faudra une licence MiCA ou un partenaire dans l’UE. Pour une clientèle internationale, fortunée ou B2B, la Suisse reste très difficile à battre.

Ce que l’OAR vous permet aujourd’hui, et où cela s’arrête

Une société qui accepte, détient ou transfère à titre professionnel des cryptoactifs pour des clients est un intermédiaire financier au sens de la loi sur le blanchiment d’argent (LBA). Elle doit s’affilier à un OAR reconnu par la FINMA. Sur cette base, les activités suivantes peuvent fonctionner aujourd’hui sans licence FINMA :

Activité Sous un OAR aujourd’hui ? Condition
Plateforme d’échange crypto (achat, vente, swap) Oui Pas de fonds fiat de clients détenus en dépôt
Courtage et desk OTC Oui KYC complet et surveillance des transactions
Wallets dépositaires et garde à froid Oui Actifs ségrégués et attribués client par client
Wallets non dépositaires Oui Souvent hors du champ de la LBA, selon le modèle
Staking Oui Actifs des clients ségrégués, conditions communiquées
Prêts garantis par des cryptoactifs Oui Prêtés sur vos fonds propres, jamais avec l’argent des clients
Détenir des fonds fiat de clients sur des comptes Non Via une banque ou un EMI partenaire, en marque blanche
Émettre un stablecoin Non Licence bancaire ou fintech aujourd’hui ; établissement de moyens de paiement après la réforme

Le principe derrière chaque ligne : l’OAR surveille votre conformité en matière de lutte contre le blanchiment. Il ne vous autorise ni à accepter des dépôts ni à gérer un produit de placement. Pour la carte complète, voir notre guide Licence crypto suisse 2026.

Acheter ou créer : la première vraie décision

Pour un fondateur à l’étranger, cette décision pèse plus lourd que pour un fondateur suisse, parce que chaque mois sans structure opérationnelle vous coûte des clients que vous avez déjà.

  Créer de zéro Société coquille + demande Société clé en main affiliée à un OAR
Délai pour opérer Environ 4–5 mois Environ 10–12 semaines Environ 2–3 semaines
Coût indicatif (CHF) Environ 89 000 d’honoraires, plus le capital social Environ 129 000 tout compris Sur demande
Risque principal Refus ou examen lent Refus ou examen lent Problèmes cachés dans le passé de la société
Idéal pour Contrôle total du nom et de la conception Le coût d’abord, un délai de 3 mois ne pose pas problème Des clients qui attendent déjà

Acheter une société déjà admise auprès d’un OAR n’est pas un moyen de contourner la conformité. Les nouveaux propriétaires et administrateurs sont contrôlés par l’OAR comme n’importe quel requérant, et tout changement important d’activité doit être examiné. Ce que vous achetez, c’est du temps et, surtout, les relations bancaires existantes. Une société bon marché avec un historique abîmé ou sans banque n’est pas une affaire. C’est un passif.

L’administrateur résident en Suisse : pas un simple nom sur un formulaire

Le droit suisse exige qu’au moins une personne autorisée à représenter la société soit domiciliée en Suisse (Code des obligations (CO), art. 718 al. 4 pour la société anonyme (SA), art. 814 al. 3 pour la société à responsabilité limitée (Sàrl)). C’est pourquoi un administrateur résident en Suisse figure dans chaque budget.

Les fondateurs venant d’Asie traitent souvent cette personne comme une formalité. C’est une erreur, pour trois raisons :

  • Il engage sa responsabilité personnelle. Un administrateur suisse sérieux voudra comprendre l’activité, voir les flux de fonds et être informé avant tout changement important. S’il ne l’est pas, il démissionne, et vous perdez votre signataire du jour au lendemain.
  • L’OAR l’examine. Les administrateurs et dirigeants doivent présenter toutes les garanties d’une activité irréprochable et avoir une expérience pertinente. Un « prête-nom » sans connaissance de la crypto ni de la lutte contre le blanchiment affaiblit votre dossier.
  • La banque l’examine. Bien souvent, le premier rendez-vous de la banque se fait avec l’administrateur suisse, pas avec vous.

Comptez environ CHF 12 500 par an pour un administrateur résident professionnel dans une structure légère, davantage si l’activité est complexe ou à fort volume.

Le responsable LBA : là où les structures asiatiques échouent le plus souvent

Votre responsable de la conformité doit avoir une réelle connaissance des règles suisses en matière de blanchiment d’argent. Il est tentant de confier ce rôle à votre équipe de conformité en Asie, qui connaît vos clients. L’OAR n’acceptera pas un manuel copié de Singapour ou de Hong Kong, et il n’acceptera pas un responsable incapable d’expliquer les règles suisses sur la classification des risques, les ayants droit économiques et les communications au Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent (MROS).

Ce qui fonctionne en pratique : un responsable de la conformité qualifié en Suisse, à temps partiel au début, qui porte les directives suisses et valide les clients à risque accru, avec votre équipe asiatique qui assure l’entrée en relation au quotidien selon ces directives. L’OAR veut voir que les décisions sont prises par des personnes qui comprennent le cadre suisse, pas que chaque tâche est exécutée en Suisse.

Le compte bancaire : à prévoir avant la constitution

C’est l’étape qui tue plus de projets crypto asiatiques en Suisse que n’importe quel régulateur. L’OAR vous admet. La banque décide si vous pouvez opérer. Pour une société crypto détenue par des Asiatiques, attendez-vous à ce que la banque demande :

  • Qui sont les ayants droit économiques, et comment ils ont gagné leur argent, pièces à l’appui sur plusieurs années. « Une entreprise prospère en Thaïlande » n’est pas une réponse ; des comptes audités, des déclarations fiscales et des contrats de vente, oui.
  • De quels pays viennent vos clients. Certaines juridictions asiatiques figurent sur les listes de diligence renforcée de nombreuses banques. Soyez prêt à exclure certains marchés.
  • Comment circule la monnaie fiat. Quel partenaire détient l’argent des clients, et comment il parvient à la plateforme.
  • Pourquoi la Suisse. Une banque veut voir une vraie raison d’être à la société suisse, pas un pavillon de complaisance.

Les structures qui fonctionnent séparent les couches : une banque suisse ouverte à la crypto pour l’argent de la société et la trésorerie ; une banque privée pour les clients fortunés et OTC qui déplacent de gros montants ; et un établissement de monnaie électronique (EMI) agréé, en marque blanche, pour les comptes de détail, les IBAN et les cartes. C’est aussi pourquoi les sociétés qui disposent déjà de relations bancaires suisses opérationnelles se vendent avec une prime.

Le piège fiscal : dirigée depuis Bangkok, imposée à Bangkok ?

C’est le point que je vois le plus souvent ignoré. Une société suisse est imposée en Suisse. Mais si les vraies décisions sont prises par le fondateur assis à Bangkok, Hong Kong ou Singapour, et que l’équipe qui fait tourner l’activité s’y trouve aussi, l’administration fiscale de ce pays peut soutenir que la société y a un établissement stable, ou qu’elle y est effectivement dirigée. Vous payez alors l’impôt deux fois, ou au mauvais endroit.

Il n’y a pas de réponse unique, car tout dépend du pays, de la convention et des faits. Mais trois règles vous évitent les ennuis :

  • De vraies décisions en Suisse. Des séances du conseil tenues en Suisse, avec procès-verbal, où l’administrateur suisse décide réellement.
  • Un contrat de services clair avec l’équipe asiatique. Si vos développeurs et votre support sont en Asie, placez-les dans une société de services locale qui facture la société suisse aux conditions du marché. La société asiatique est alors imposée sur sa marge, et la société suisse garde son activité.
  • Choisissez le canton en pensant à la banque. Zoug a un impôt sur le bénéfice plus bas que Genève, mais pour une activité sous OAR, les relations de banque privée de Genève comptent souvent plus que trois points d’impôt.

Côté TVA, la plupart des revenus d’une activité sous OAR, y compris les paiements, le change, le crédit et la garde, sont exclus du champ de l’impôt : vous ne facturez pas de TVA, mais vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos charges. Prévoyez-le dès le premier jour.

Servir des clients en Asie

Le droit suisse n’empêche pas une société suisse affiliée à un OAR d’accepter des clients d’Asie. La surveillance suisse regarde comment vous identifiez vos clients et d’où vient leur argent, pas leur passeport. Un investisseur à Bangkok, Singapour ou Hong Kong peut ouvrir un compte auprès d’une société suisse affiliée à un OAR comme n’importe qui, pour autant que le dossier KYC tienne.

La question se pose de l’autre côté : les règles du pays du client. Certains marchés asiatiques limitent qui peut offrir des services sur actifs numériques à leurs résidents, et la réponse peut dépendre de la manière dont le client vous a trouvé, de ce que vous lui proposez et du fait que vous fassiez ou non de la prospection active dans son pays. Vérifiez donc pays par pays, le moment venu, avant de commencer à accepter des clients d’un marché donné. C’est un examen court, et il coûte beaucoup moins cher fait avant qu’après.

Ce que change la réforme, et pourquoi cela vous concerne dès maintenant

Le 22 octobre 2025, le Conseil fédéral a ouvert une consultation, close le 6 février 2026, sur deux nouvelles licences prévues par la loi sur les établissements financiers (LEFin) :

  • L’établissement pour cryptoactifs, pour quiconque, à titre professionnel, conserve des cryptoactifs pour des clients, négocie des cryptoactifs en son nom pour le compte de clients ou agit comme teneur de marché. Selon le projet, la garde est visée même lorsque les actifs sont détenus individuellement pour chaque client.
  • L’établissement de moyens de paiement, successeur de la licence fintech, qui accepte des fonds de clients sans les rémunérer ni les prêter, et qui sera seul habilité à émettre des stablecoins suisses.

Selon le projet, un courtier ou un dépositaire crypto qui opère aujourd’hui sous un OAR devra déposer une demande auprès de la FINMA dans un délai d’un an après l’entrée en vigueur. Il pourra poursuivre son activité dans l’intervalle, mais seulement s’il reste affilié à un OAR jusqu’à la décision de la FINMA. Certaines activités devraient rester sous l’OAR : le pur négoce pour compte propre sans cotation de prix au public, les wallets non dépositaires, le courtage de stablecoins suisses et la gestion de portefeuilles purement crypto, qui sera soumise à des règles de comportement.

Aucune date d’entrée en vigueur n’a été fixée, et le projet n’est pas encore devant le Parlement. Mais trois conséquences sont déjà claires pour un fondateur qui conçoit une structure aujourd’hui :

  • Le capital et la gouvernance vont augmenter. Un établissement pour cryptoactifs devra disposer d’un capital minimum, de fonds propres, de règles de liquidité et d’un conseil d’administration distinct de la direction. Budgétez-le plutôt que de le découvrir.
  • Prévoyez deux sociétés, pas une. La réforme place l’argent des clients et l’émission de stablecoins dans un établissement de moyens de paiement, et la garde et le négoce dans un établissement pour cryptoactifs. Mon conseil est de les séparer de toute façon : une société qui détient l’argent des clients, une autre qui détient la crypto. Si la société crypto est piratée, la perte reste là.
  • Être déjà dans le système compte. Selon le projet, le régime transitoire protège les sociétés qui opèrent déjà sous un OAR. Une société qui démarre en 2026, se constitue un historique propre et des relations bancaires, et prépare en parallèle son dossier FINMA sera dans une bien meilleure position que celle qui arrive après l’entrée en vigueur de la loi.

Pour le détail, lisez Les deux nouvelles licences suisses : ce qui relève de la licence de paiement, ce qui relève de la licence crypto et ce qui reste à l’OAR.

Une structure réaliste pour un fondateur asiatique

Chaque cas est différent, mais voici l’architecture que nous recommandons le plus souvent en 2026 :

Couche Où Rôle
Société holding Là où se trouvent les autres actifs du fondateur (souvent Hong Kong ou Singapour) Détient les sociétés opérationnelles ; garde la position du fondateur propre et transmissible
Société crypto suisse Genève ou Zoug Plateforme d’échange, OTC, garde sous un OAR aujourd’hui ; dossier FINMA d’établissement pour cryptoactifs préparé en parallèle
Couche fiat Banque ou EMI partenaire agréé Comptes clients, IBAN, cartes en marque blanche, jusqu’à ce que vous ayez votre propre licence
Société de services asiatique Là où se trouve l’équipe Technologie, support client et entrée en relation selon les directives suisses, facturés à la société suisse aux conditions du marché
Plus tard : société de paiement Suisse, entité distincte Si vous voulez détenir l’argent des clients ou émettre un stablecoin suisse sous la nouvelle licence de paiement

Coûts : ce qu’il faut mettre au budget

Poste Coût indicatif
Constitution (voie A, de zéro) Environ CHF 89 000 d’honoraires, plus le capital social
Constitution (voie B, coquille + demande) Environ CHF 129 000 tout compris
Capital social SA : CHF 100 000 (au moins 50 000 libérés) ; Sàrl : CHF 20 000. Ce n’est pas un coût : il reste dans la société
Frais courants, structure légère À partir d’environ CHF 30 000 par an (administrateur, bureau, conformité, révision, cotisations OAR)
Couches propres à la crypto Logiciel d’échange ou de garde, fournisseurs de liquidité, infrastructure de wallets, IBAN et cartes en marque blanche
Future licence FINMA Capital, fonds propres et gouvernance à fixer par l’ordonnance : à budgéter dès 2027

Ce sont des chiffres serrés pour un démarrage à faible volume. Avec de vrais flux clients, la conformité et la comptabilité augmentent avec le nombre de clients et de transactions.

Cinq erreurs des fondateurs asiatiques en Suisse

  • Traiter l’administrateur résident comme un prête-nom. Il signe, il est responsable, et il peut démissionner.
  • Copier le manuel de conformité de Singapour. L’OAR veut des directives suisses adaptées à votre activité réelle.
  • Ouvrir la société avant de parler à une banque. Vous vous retrouvez avec une affiliation à un OAR et nulle part où mettre l’argent.
  • Tout diriger depuis l’Asie. Cela affaiblit le dossier auprès de l’OAR et crée un problème fiscal dans votre pays.
  • Construire pour 2026 seulement. La licence d’établissement pour cryptoactifs arrive. Une structure qu’on ne peut ni scinder ni recapitaliser plus tard vous coûtera deux fois.

Questions fréquentes

Un étranger qui vit en Asie peut-il détenir une société crypto suisse ?

Oui. La détention par des étrangers est courante. Les propriétaires doivent être transparents et présenter la garantie d’une activité irréprochable, et la société a besoin d’au moins un signataire autorisé domicilié en Suisse.

Dois-je m’installer en Suisse ?

Non. Vous pouvez détenir et diriger l’activité depuis l’étranger, tant que la société suisse a un signataire résident et que les décisions sont réellement prises en Suisse.

Mon investissement dans une société affiliée à un OAR peut-il me donner un permis de séjour en Suisse ?

Oui, mais pas un petit investissement. Un ressortissant hors UE qui veut vivre en Suisse et diriger sa propre société n’a aucun droit à un permis : le canton doit être convaincu que l’activité sert l’intérêt économique de la Suisse. D’expérience, en dessous de CHF 1 million investi dans l’activité suisse, avec de vrais emplois créés en Suisse, le canton n’examinera même pas le dossier. Ce seuil n’est pas inscrit dans la loi, mais c’est ainsi que les autorités travaillent en pratique. Acheter une société affiliée à un OAR avec deux employés ne suffira pas. Bâtir autour d’elle une vraie activité en Suisse, si.

Ma société affiliée à un OAR restera-t-elle valable après la réforme ?

Pour certaines activités, oui. Selon le projet, la garde, le négoce pour le compte de clients et la tenue de marché passent sous la nouvelle licence d’établissement pour cryptoactifs. Une société qui opère déjà sous un OAR aurait un an à compter de l’entrée en vigueur pour déposer sa demande, et pourrait poursuivre son activité dans l’intervalle.

Combien de temps cela prend-il ?

Environ 4–5 mois en partant de zéro, 10–12 semaines avec une société coquille, 2–3 semaines pour une société clé en main déjà admise auprès d’un OAR. Le compte bancaire peut prendre plus de temps que tout cela.

Vous préparez une société crypto suisse depuis l’Asie ?

Dites-nous ce que vous voulez offrir, à qui et depuis où. Nous vous dirons s’il faut acheter ou créer, quel OAR convient à votre modèle, où se situent les risques bancaires et fiscaux, et comment vous préparer à la licence d’établissement pour cryptoactifs. FintechLex travaille depuis Genève, Hong Kong et Londres, et est active en Asie depuis 1995. Écrivez à insight@fintechlex.com ou contactez-nous sur WhatsApp.

Voir aussi les sociétés suisses affiliées à un OAR actuellement à vendre, et pourquoi acheter une société OAR suisse avec nous : chaque société est vérifiée à l’avance, avec un rapport de due diligence et une garantie signée.

Rene-Philippe — FintechLex SA, Genève | Hong Kong | Londres

Informations générales, sans valeur de conseil juridique ou fiscal. Les licences d’établissement pour cryptoactifs et d’établissement de moyens de paiement en sont au stade du projet mis en consultation ; la situation décrite est celle d’octobre 2026. Les coûts sont des chiffres indicatifs de FintechLex, octobre 2026.

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