Entrer dans un OAR (organisme d’autoréglementation, SRO en anglais) prend des mois. Obtenir un compte bancaire pour une société affiliée à un OAR peut prendre plus longtemps, et parfois n’aboutit jamais. Demandez à quiconque a créé un intermédiaire financier en Suisse : le régulateur pose rarement problème. La banque, si.
Pourquoi les banques disent non
Pour une banque suisse, une société affiliée à un OAR est un intermédiaire financier qui fait circuler l’argent des autres. C’est exactement le profil de client dont son département de conformité est payé pour se méfier. Avant d’ouvrir un compte, la banque veut tout comprendre :
- qui sont les ayants droit économiques et d’où vient leur argent
- ce que la société va faire, pour quels clients et dans quels pays
- comment son dispositif de lutte contre le blanchiment fonctionne en pratique, pas seulement sur le papier
- si la crypto est concernée, et dans quelle mesure
Une société nouvelle, sans historique, avec des actionnaires étrangers et une clientèle internationale, coche toutes les cases de la liste des risques de la banque. Beaucoup de banques n’ouvrent tout simplement pas ce type de dossier. Celles qui le font prennent leur temps.
L’histoire de la poule et de l’œuf
L’OAR veut voir une activité crédible, et une activité a besoin d’un compte bancaire. La banque, elle, veut souvent voir l’affiliation à l’OAR d’abord. Les fondateurs restent coincés entre les deux, à payer un bureau, un administrateur et la conformité pendant que rien n’avance.
Les voies qui marchent, si l’on sait à quelle porte frapper
Il existe des banques suisses qui acceptent les intermédiaires financiers. Il existe aussi des établissements de paiement (payment institutions) et des établissements de monnaie électronique (EMI) réglementés, en Suisse et dans l’UE, qui ouvrent des comptes à des sociétés affiliées à un OAR. Mais ils ne le crient pas sur les toits, leur appétit change d’un trimestre à l’autre, et chacun veut voir le dossier présenté à sa manière. Frappez à la mauvaise porte avec le mauvais dossier, et ce refus vous suivra quand vous essaierez la suivante.
FintechLex sait quels établissements sont ouverts à quels modèles d’affaires aujourd’hui, et prépare le dossier pour qu’il passe du premier coup. Ou vous prenez le raccourci : racheter une société qui a déjà ses comptes, et sauter complètement l’étape la plus difficile.
Comptes bancaires pour un VASP suisse (PSAV)
Pour un VASP suisse, ou prestataire de services d’actifs virtuels (PSAV), le volet crypto rend tout plus difficile. La banque demandera d’où vient la crypto, qui contrôle les clés privées et comment la travel rule est appliquée. Très peu d’établissements disent oui, et seulement à un dossier qui répond à ces questions avant qu’elles soient posées. C’est ce dossier que nous préparons.
Ce que l’acheteur doit vérifier
Si la société que vous rachetez vient avec des comptes, vérifiez qu’ils fonctionnent vraiment : à quel nom ils sont ouverts, dans quelles devises, avec quelles limites, et si la banque ou l’établissement de paiement a été informé du changement d’actionnaire. Un changement de contrôle peut déclencher un nouvel examen : planifiez-le avec le fournisseur du compte, pas après le closing.
Une société SRO suisse avec des comptes déjà ouverts
FintechLex a actuellement à vendre une société suisse affiliée à un OAR à Zoug, membre de SO-FIT, avec des comptes pré-ouverts auprès de deux établissements de paiement. Pour avoir la vue d’ensemble, lisez What Nobody Tells You About the Swiss SRO in 2026 (en anglais).
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Rene-Philippe


